Epilogue – William : Joyeux Noël !

        Deux ans plus tard

        Je vérifie que le siège auto est bien attaché et y installe notre adorable fils. Il s’amuse à saisir ma cravate, je ris et le couvre avec une petite polaire.

— On va être en retard, me presse Audrey.

        Je roule des yeux et me mets au volant. Nous allons être réuni chez la mère d’Audrey pour célébrer ce Noël, le deuxième depuis la mort de James. Pour le premier, mon amour était enceinte, mais l’ambiance était morose, il nous manquait trop. Beaucoup trop. Il n’y a pas eu de cadeaux, pas de repas. Juste du recueil, quelques larmes de nostalgie et une cicatrice immense que chacun a pansé pour l’autre.

        Nous arrivons chez Cécilia pile pour midi, quelques flocons de neige volent dans l’air, fascine Audrey.

— J’ai toujours aimé les Noël blanc, j’espère que ça va tomber jusqu’à tout couvrir, s’enflamme-t-elle.

— Si tu veux, nous pourrions déménager en Alaska, là-bas nous aurions de la neige… six mois par an ?

        Elle me tapote le bras, une manie qu’elle a prise depuis que nous sommes ensemble. Ma belle-mère est déjà sur le perron et se précipite pour récupérer son petit-fils.

— Forcément, on voit qui est le préféré, je raille.

— Ne sois pas si jaloux, William. J’ai le plus beau des petits-fils alors laisse-moi le chouchouter.

        Son nez se frotte au sien, encore tout petit. Elle l’adore, le chérit comme s’il était d’elle. Dans le salon, trône un sapin majestueux dont la cime flirt avec le plafond. Il est si chargé de décorations que j’ai du mal à deviner le vert des branches. Au pied, une véritable montagne de cadeaux.

— Maman… souffle Audrey, effarée. Nous t’avions demandé juste un jeu d’éveil…

— Ah ? J’ai dû mal entendre.

— Et tu as entendu quoi, au juste ? j’interroge en m’approchant de l’Everest de présents.

— Oh euh… Vous verrez bien ! Allez, passons à table.

        Nous nous rendons dans la salle à manger où j’ai la surprise d’y découvrir mon frère, souriant. Depuis notre officialisation avec Audrey et la naissance de notre enfant, Joris est enfin sorti de sa léthargie. Jour après jour, il a repris goût à la vie. D’abord avec une activité hebdomadaire, du jardinage. Puis, ça a été la cuisine, le dessin, la création, jusqu’à ce merveilleux jour où il a pu en sortir.

        Je lui ai offert mon appartement. Avec Audrey, nous avons craqué pour une maison de banlieue aisée, en périphérie, pour que notre trésor puisse s’épanouir dans un jardin avec quelques animaux. Depuis, il a trouvé une place chez Preston Industry, plus exactement, il a repris le poste vacant de cette enflure de Mickaël.

        Je l’étreins, lui tape dans le dos, heureux de le voir ici. Cécilia a eu la délicatesse d’inviter ma famille, oncles, tantes et cousins y compris. C’est une grande tablée, un foyer heureux qui s’est enfin remis d’un deuil pénible.

        Dans les bras de sa grand-mère, James gazouille. Il est notre symbole de renaissance, la promesse d’une vie merveilleuse qui continue.

        Désormais, c’est lui qui a le pouvoir, celui de nous rendre plus heureux chaque jour.

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Une réflexion sur “Epilogue – William : Joyeux Noël !

  1. Ohh, c’est fini ! Je ne m’attendais pas à ce que ça finisse aussi vite même si l’enchaînement des événements auraient du me mettre la puce à l’oreille ^^
    Tout finit bien, c’est tout mignon et je trouve ça adorable qu’ils aient appelés leur fils « James » en hommage au père d’Audrey et à l’homme qu’à toujours admiré William 🙂

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